La Fondation Bill & Melinda Gates a annoncé un investissement historique de 2,5 milliards de dollars, soit environ 1 414 milliards de francs CFA, destiné à améliorer la santé des femmes en Afrique et dans les pays à faible revenu.
Ce financement, prévu d’ici 2030, marque l’un des plus importants engagements jamais réalisés par la fondation.
Ce premier volet s’inscrit dans un programme plus large, visant à redistribuer la fortune personnelle de Bill Gates, estimée à près de 113 145 milliards FCFA (200 milliards USD).
L’investissement représente plus de 5 % de l’aide au développement internationale prévue sur les vingt prochaines années.
Des domaines prioritaires
La fondation soutiendra plus de 40 projets innovants dans cinq secteurs essentiels :
- Soins obstétricaux et vaccination maternelle pour sécuriser grossesse et accouchement.
- Santé maternelle et nutrition, afin de réduire la mortalité néonatale.
- Santé gynécologique et menstruelle, avec un focus sur des maladies peu prises en charge comme l’endométriose.
- Contraception non hormonale, pour offrir des alternatives aux femmes sensibles aux effets secondaires des contraceptifs classiques.
- Lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST), incluant des stratégies comme la PrEP contre le VIH.
Répondre aux besoins réels
L’initiative vise aussi à combler un déficit de données sur la santé féminine dans les pays en développement.
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Elle se base sur les besoins exprimés directement par les femmes concernées. Améliorer le diagnostic et le traitement est une priorité.
Un appel à la mobilisation collective
Au-delà du financement, la Fondation appelle gouvernements, investisseurs et secteur privé à s’engager.
En effet, Anita Zaidi, responsable du programme Égalité des sexes, rappelle que l’investissement dans la santé des femmes est une opportunité économique.
Chaque dollar investi génère trois dollars de croissance.
Une réponse au recul des financements publics
Cet engagement survient alors que l’aide publique internationale montre des signes de baisse, comme la fermeture récente de l’agence USAID.
La montée en puissance des fondations privées compense cette tendance, mais pose aussi des questions sur la gouvernance et la pérennité des financements.
En somme, Bruno Cabrillac, économiste à la Ferdi, souligne que ce relais privé comble un vide, tout en imposant de nouvelles logiques dans les priorités du développement.






















