À six mois de la présidentielle, les candidats déclarés de l’opposition se lancent à la quête de financements pour leur campagne. Paul Biya, lui, reste en dehors de cette course aux millions pour une raison simple : le RDPC, son parti, est une machine financière redoutable.
La scène se passe à Yaoundé, fin avril. Lors d’un meeting aux allures de soupe populaire, un maire distribue à la fois des gamelles de nourriture et des liasses de billets à des dizaines de militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir au Cameroun). D’où vient cet argent ? Officiellement, le parti tire ses ressources des cotisations de ses adhérents.























