Tiken Jah Fakoly est à cheval entre le Mali, la Côte d’Ivoire et le reste du monde. Pour ses tournées, il passe parfois de longs mois en Europe. Et quand il vient au pays, au Mali son pays d’adoption ou en Côte d’Ivoire, sa terre natale, c’est pour se ressourcer et voir la famille. Mais le reggae man retient une chose. Son succès est parti de l’Afrique. C’est d’ailleurs pour cela, il a décidé d’y retourner pour consacrer un album au continent noir. Le chanteur a récemment déposé ses valises dans la capitale ivoirienne où, à Yopougon, il a créé dans le même immeuble un studio, une station radiophonique, « Radio libre Fakoly », et des salles de répétition. Ambitieux, il envisage de monter la première bibliothèque reggae d’Afrique.
« Mes deux premiers albums ont été enregistrés ici avec des musiciens ivoiriens et après j’ai fait la Jamaïque quatre fois, la France une fois, l’Angleterre une fois… J’ai envie de retrouver le son reggae africain, c’est vraiment un choix artistique », explique le chanteur. Agé de 50 ans, dreadlocks et regard toujours perçant, l’enfant d’Odienné dit vouloir aussi servir de marchepied aux jeunes générations. « Si j’ai réussi, je peux dire que c’est d’abord grâce au premier public qui m’a suivi au pays et donc, il est important que je revienne pour donner quelque chose », confie-t-il à l’AFP, à propos du groupe R.Light qu’il a choisi pour son nouvel album de 18 titres à sortir au premier trimestre de l’année 2019.
José TETI























