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Showbiz: Crises répétées au Burida Le plaidoyer de Mme Vieira pour un retour au calme

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  1. Face à la crise qui secoue le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) depuis plusieurs mois, Mme Irène Vieira, directrice générale de cette institution plaide pour un retour au calme afin de maintenir la confiance des partenaires. Elle a fait ce plaidoyer lors d’une rencontre tenue le jeudi 15 novembre dernier dans la salle de conférence de l’institution, avec l’union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire.
  2. -Le contexte de la rencontre entre la DG du BURIDA et l’Union des journalistes culturels de C.I
    En prélude à la mise en œuvre de sa plateforme d’échange intitulée ‘’la Tribune de l’Ujocci’’ qui va consister à inviter une personnalité du monde de la culture pour débattre d’un sujet culturel d’actualité, les membres de l’union des journalistes de Côte d’Ivoire sont allés rencontrer la directrice générale du Burida afin de s’imprégner des réalités de la maison et surtout comprendre son fonctionnement. C’est le tout nouveau président élu de l’union, Philip Kla qui, au nom de ses pairs, a planté le décor de cette rencontre « En attendant de vous accueillir très bientôt sur notre plateau d’échange qui sera lancé dans le cadre de nos activités , et qui permettra surtout de comprendre beaucoup de choses sur le Burida, cette structure qui déchaine autant de passions » a dit le président kla.
    Heureuse de constater cette démarche menée par l’union des journalistes culturels de Côte d’ivoire, la directrice générale a d’abord félicité le nouveau président élu, avant d’entretenir ses hôtes sur les sujets clés qui sont à l’origine de la colère de beaucoup d’artistes. Il s’agit entre autres, des questions de droit d’auteur, la répartition desdits droits, et actualité oblige, la question de sa nomination à la tête du Burida. En effet, sur ce dernier point qui constitue le point d’achoppement allant jusqu’à réclamer son départ, la directrice a rappelé ceci : « j’ai postulé au même titre que d’autres candidats et j’ai subi tous les tests comme tout le monde avant d’être retenue. Et quand ma candidature a été retenue, je vous assure que j’ai été cuisinée comme ce n’est pas permis pour savoir si je réponds vraiment au profil recherché. C’est à l’issue de toutes ces étapes que j’ai été informée que je suis retenue, et c’est ainsi que le conseil d’administration a écrit au ministre de tutelle afin qu’il entérine ma nomination. Tous les courriers sont là, et vous pouvez les vérifier. C’est dire que j’ai suivi la procédure normale jusqu’à ce que je sois là(…) » a dit la directrice.
    -Les confidences de Mme Vieira
    La directrice générale du Burida a fait cette confidence lors cette rencontre avec les journalistes : « Je vous assure que je souffre quand je vois des artistes dire toutes ces insanités sur moi, tout simplement parce qu’ils ne savent pas combien de fois je m’humilie parfois devant certains partenaires pour que le Burida retrouve sa solidité et son rayonnement salués aujourd’hui par de grandes structures au monde » a confié Mme Vieira.
    – Les dessous du silence de la direction générale
    « Depuis ma prise de fonction en 2010, on a décidé de ne pas communiquer parce que cela ne sert à rien de faire du tapage alors que la maison était dans le gouffre au plan financier. Il nous a fallu travailler dur pour redresser le Burida. La maison fait aujourd’hui des excédents, et des partenaires s’activent à nous tourner face, et c’est en ce moment-là que des artistes ont commencé à tout gâcher ; cela me peine énormément» a-t-elle justifié.
    Face à la réaction de ceux qui demandent son départ, elle dit ceci : « Vous savez, je suis à la tête de cette institution par passion. Ce n’est pas pour une autre raison. Si mon départ peut résoudre le problème du Burida, il n’y a pas de souci. Certains artistes crient sur tous les toits que je fais de la mauvaise gestion dans la maison sans aucune preuve. Je crois qu’il y a un audit qui est lancé par l’inspection générale de l’Etat. Partir avant les résultats c’était comme je me reprochais des choses. Attendons donc les résultats de cet audit. Mais de grâce, je demande aux artistes, aux journalistes et autres détracteurs de ne pas détruire l’image du Burida parce que, pour en arriver là, il nous a fallu travailler dur. Tous ceux qui veulent avoir des informations sur notre gestion, tout est là » a-t-elle plaidé.
    -Le déficit de communication, source de conflits entre direction et administration
    Dans cette crise qui perdure depuis de longues années au Bureau ivoirien du droit d’auteur(Burida), le problème de communication est à l’origine de tous ces remous. Les artistes se plaignent parce que beaucoup ne savent rien des questions de répartition de leurs droits. Certains ne savent pas également à quel moment et sur quoi ils doivent percevoir des droits. La direction générale qui devrait informer, sinon enseigner ses administrés trouve qu’il ne sert à rien de faire du bruit autour de la gestion d’une structure qui tenait, en son temps, à peine sur ses piliers. Tout ceci, à cause de nombreux dysfonctionnements qui ont eu lieu dans la maison et qui avait causé ‘’de gros trous financiers’’ dans les caisses. De part et d’autre, la confiance a pris un coup. Chaque camp (artistes et direction) soupçonne l’autre d’avoir des mains manipulatrices derrière. Le conseil d’administration qui est le représentant des artistes reste muet et amorphe devant les multiples accusations. Heureusement que la directrice générale s’est engagée à éteindre le feu par une communication dans les jours à venir « je sais que beaucoup d’artistes ne savent rien sur la question des droits, nous allons donc produire des dépliants bientôt pour communiquer » promet-elle.
    -En attendant, l’argent circule pour diviser…
    Des collectifs d’artistes se créent au niveau des artistes pour soit soutenir la directrice générale, soit pour exiger son départ. On parle de gros moyens mis à la disposition de ceux qui luttent pour son maintien. A l’opposé, il y a ceux qui brandissent les arguments de mauvaise gestion de la patronne de la ‘’maison orange’’. Et pourtant, Mme Vieira soutient mordicus qu’elle ne se reproche rien dans sa gestion «Tous les documents de ma gestion sont là et disponibles pour celui qui veut les voir » rassure-t-elle.
    -La grogne continue chez des artistes
    Chez les artistes plaignants, plus question que la DG reste à son poste à cause de ce qu’elle a posé comme ‘’mauvais actes’’ « Elle a organisé une soirée à coups de millions pour faire des pertes. Avec la caution de qui ? »S’interrogent Fadal Dey et bien d’autres artistes.
    En attendant, les yeux sont rivés sur les résultats de l’audit de l’inspection générale qui a décidé de voir plus clair dans la maison. Que nous réserve alors demain ? Qui aura le dessus sur l’autre ?

    Dossier réalisé par José TETI


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